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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 05:29
1146 - Empire d'une illusion



Des flammes de cendal éfaufilent le ciel
D’une aiguille de vent en verre de Venise,
Et dévorent le soir à la sombre chemise,
De baisers amoureux aux essences de miel.

Des barques en suspend au bord d’un arc en ciel,
S’endorment lentement d’un sommeil de banquise,
Où parfois glisse un cygne au souffle de la brise,
Comme un peuple d’oiseaux s’effaçant du pluriel.

La ruse d’un renard échappé d’une bestiaire,
Trompe l’œil amusé par la pâleur lunaire
D’une branche de houx d’où s’envole un hibou.

Au froissement d’un pas murmuré par un ange,
On reconnaît alors la sente du passage
Entre l’eau qui bouillonne et l’odeur du thé bou.

Francis Etienne Sicard

Lettres de soie rouge

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 08:46
1145 - La mort, l'amour, la vie


J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m’a semblé plus vive que le sang

Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vire ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J’avais éliminé le glaçon des mains jointes
J’avais éliminé l’hivernale ossature
Du vœu de vivre qui s’annule.

Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps

J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.

Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n’est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.

Les hommes sont faits pour s’entendre
Pour se comprendre pour s’aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.

Paul ELUARD

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 19:35
1144 - Le soleil n'est jamais si beau que le jour où......


Le soleil n'est jamais si beau que le jour où l'on se met en route.

Jean Giono

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:13
Sur un buvard de Giono, on peut  lire ce qu'il a écrit .....mais dans l'autre sens....

Sur un buvard de Giono, on peut lire ce qu'il a écrit .....mais dans l'autre sens....



Thérèse était une âme forte. Elle ne tirait pas sa force de la vertu : la raison ne lui servait de rien ; elle ne savait même pas ce que c’était ; clairvoyante, elle l’était, mais pour le rêve ; pas pour la réalité. Ce qui faisait la force de son âme c’est qu’elle avait, une fois pour toutes, trouvé une marche à suivre. […] La vérité ne comptait pas. Rien ne comptait que d’être la plus forte et de jouir de la libre pratique de la souveraineté.


Jean Giono

" Les âmes fortes "

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:05
1142 - Ils vécurent enfants....

Ils vécurent enfants et firent beaucoup d'heureux....!



Graffiti d'un poète anonyme

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 05:04
1141 - Epitaphe


Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau

John Keats

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 06:40
1140 - Spirales d'or.


" Les choses qui sont dotées de proportions correctes réjouissent les sens "

Saint Thomas d"Aquin

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 13:05
1139 - De mémoire de murs.
1139 - De mémoire de murs.
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 05:44
1138 - Dans mon pays



Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu'importe à l'attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Bonjour à peine est inconnu dans mon pays.
Dans mon pays, on remercie.


René Char

" Qu'il vive "

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 05:38
Dernier ouvrage à l'entrée de St Vincent la Commanderie.

Dernier ouvrage à l'entrée de St Vincent la Commanderie.



" Elle est bonne quand elle "sonne franc", ou encore quand elle "chante juste". En face de la pierre, tu as tes idées, tes envies, mais surtout tes mains, tes outils, toutes choses qui ont chacune leurs lois, leur manière de servir. C'est avec tout ça que le dialogue s'établit et que la pierre apparemment inerte va épouser ton idée et répondre à ton besoin. Tu la cherches, tu la repères, tu la prends, tu la manipules, tu l'interroges, elle te parles. Alors tu sais où tu vas la mettre. Et l'oeuvre monte dans tes mains. Car il y a une chose que personne, je crois, n'a jamais dite, c'est que chaque pierre a un "sens"..... "

Pierre Martel

" Pierre sèche en Provence "

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