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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:47








    Vous rappelez-vous de Julie ?

    Julie est la fille de Pascale et Thierry : je l'avais emmenée en initiation il y a quelques mois et, déjà je la sentais vraiment passionnée....
    J'étais loin de me douter qu'elle allait embarquer toute sa famille, voire d'autres amis dans l'aventure Land-art.
    Il a suffit d'une excursion dans le Niokolo-koba ( parc national situé au sud est du Sénégal ) et d'une petite halte rafraichissante au pied de la cascade de Dindefelo.

   Julie à 10 ans à peine !





























































































Photos : Jack's Family





   " L'enfant est comme une pirogue ; si tu en tailles une, un jour elle te fera passer l'eau "


Tradition orale Warega






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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:55



       Cet article est la suite du précédent " Le mythe de Sisyphe ", lequel a fortement inspiré Njel.

       Merci Madame.












" Gravir
Le mont
Des Almadies
Y poser des pierres
Gardiennes
Diamant sur les vagues
L'azur des Bretagnes
Bouffer la poussière
Gravir le mont
Des Almadies
Perles de latérite
S'enroulent avec le vent
Rocs témoins
Le ciel caramel
Et le ressac, au loin
Loin à l'occident
Mes rêves de firmament
Les sentinelles fières
Précieuses et solitaires
Sur la cime des Almadies......"



Njel
" Le Mont des Almadies "







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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:49





      Emmanuel Prunevieille, mon ami Landartiste, était bien triste, l'autre jour, de constater que le vent....ou le temps....ou les gens.....?.... avaient un peu érodé la hauteur de ses cairns. Voilà la dure loi de l'art éphémère qui pourrait parfois s'apparenter au "mythe de Sisyphe".
     Cet article lui est dédié car je sais qu'il aime plus que de raison ces constructions.


" Allez déconne pas Manu
Va pas t' tailler les veines
Un caillou de perdu
C'en est dix autres qui r'viennnent" !











    Si on analyse bien la mythologie, je crois que le premier à avoir édifié un Cairn est surement Sisyphe. Il fallait le monter le caillou jusqu'en haut de la montagne...lequel, inexorablement.... retombait.
   Je me suis donc posé la question suivante : Les Landartistes sont-ils ses descendants ....spirituels....?
   Et bien, j'ai fait une découverte surprenante....
   Lorsque que l'on positionne d'une certaine façon les noms de ces joyeux lurons, on peut lire verticalement


                 THOMA       S     L.
          E.    PRUNEV     I      EILLE
                           NIL     S    UDO
A. GOLDSWORTH    Y 
                         M.        P     OUYET
       FLO.MARY SC   H     RAMBACH
                                     E     T  LES AUTRES



Etonnant non !????

















  ...."La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. Il faut s'imaginer Sisyphe heureux"......

 Albert Camus












    " Créer, c'est vivre deux fois "

  Albert Camus











   " La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil " 

  René Char












" Travailler et créer "pour rien" , sculpter dans l'argile, savoir que sa création n'a pas d'avenir, voir son oeuvre détruite en un jour en étant conscient, que profondément, cela n'a pas plus d'importance que de batir pour des siècles, c'est la sagesse difficile que la pensée absurde autorise. Mener de front ces deux tâches, nier d'un côté et exalter de l'autre, c'est la voie qui s'ouvre au créateur absurde. Il doit donner au vide ses couleurs."


   Albert Camus
" Le mythe de Sisyphe "




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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 10:28












" Je suis le seul spectateur de cette rue ; si je cessais de la voir elle mourrait."


Jorge Luis Borges





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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 10:39




C'est l'anniversaire de nos amis Sylvain et Sabrina.
Un petit cadeau qui parle....d'Adour.....
Mis en musique et interprété par le magicien Pat.














Le long de berges secrètes,
Langoureuse est l'Adour,
Draperies de paillettes
Effilées par les jours.

Les poussières détachées
Aux montagnes de schiste,
Liaient les panacées
Jadis des alchimistes.

Quand les vents batifolent
A déchirer les voiles,
Balagère, farandole,
Font valser ses étoiles.

Elles dansent aux sons des lyres
Coulent dans les saignées
Donnent au temps des rires
Dessinent les sentiers.

Elles s'imprègnent du pays
Qui descend de Bagnère
S'enivrent à l'eau de vie
Des landes et de fougères.

Sur les corps en sueur,
Elles viennent se déposer,
Transformant le labeur
En douce mélopée.

Alors elles sont juteuses
D'amour et de saveur,
Puis s'en retournent radieuses
Pour libérer leurs coeurs.

Vers l'océan elles glissent
A s'y évanouir,
Se noyer dans l'eau lisse
Et s'y laisser mourir.

Lorsque tombe le soir
Face à l'immense mer,
Il suffit de s'assoir
Et boire à l'univers.

Il a l'odeur des pins,
Le ciel vient d'éclore,
Les vagues chantent "destin",
La terre est un champ d'or.




" Poussières d'or"
Grégory et Karine Goffin
Ouakam, le 20 Mars 2009






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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 19:24






















Homme
Laisse la vie
Couler sur toi
Tantôt clapotis
Tantôt houle
Fais-toi vague
Qui lèche
Rouleau
Qui emporte
Sable
Qui réchauffe
Fais toi eau
Qui ruisselle et flotte
S'évapore, se nuage
Et nourrit la terre.
Homme


Njel
"Homme"





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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 20:19












Le ciel horizontal s'étend
Comme une promesse vide
Page bleue sur la terre des possibles


Elle compte
Les pas qui nous séparent
Elle voudrait nous rejoindre vite
Mais pas encore

Avant l'heure.... le plastique le métal
Avant l'heure....le rêve occidental


Take your time















Un homme danse devant l'océan
Langue noire sur les côtes
De la terre des possibles

Il gronde sa colère de limon
Patient comme l'érosion
Et la rouille tranquille

A l'assaut des chaînes de métal
A l'assaut du rêve occidental
















Take your time......




Laforest
"Sur la terre des possible"









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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 10:01








    L'oeuvre de Giono ne serait pas ce qu'elle est si, à vingt-six ans, il n'avait fait la connaissance de Lucien Jacques qui devint son ami et son mentor.





  ".... Vous ne manquerez pas de me dire ce que vous pensez franchement de tout cela, même si ça ne vaut rien. Il vaut mieux que vous me préveniez et que je travaille encore au lieu de sortir des âneries qui seraient préjudiciables à vous et à moi...."

Jean Giono Manosque 1923
















    ".... C'est parfait, Giono, très pur, très beau, et comme je vous l'ai dit déjà, c'est à l'image de votre pays, très grave, avec d'exquis sourires, c'est mesuré, balancé, d'un équilibre parfait et d'une langue très riche et tout à fait neuve. Cela chatoie sans clinquant, chante sans "ténoriser", émeut sans appuyer. Enfin je suis tout à fait sûr désormais d'avoir bien rencontré un des meilleurs jeunes poète de ce temps. Il est bon que je vous le dise, encore que vous ayez en vous la certitude; n'est ce pas ? Car chez vous le sens critique ne fait pas défaut et ce n'est pas être orgueilleux en vain que de se situer soi-même....."

Lucien Jacques, Février 1924















"....Votre amitié, Jacques, m'est d'un immense secours. Sans elle je n'aurais pas ces notations qui me permettent de me diriger à travers ce désert aride qui sépare de la hautaine statue de la beauté. Il me manquera toujours cette culture classique, j'entends l'étude du grec et du latin, mais j'espère quand même, et, cependant, je travaille et le temps passe, et c'est délicieux, sauf quand je suis durement aux prises avec mon impuissance....."

Jean Giono  Manosque 1925
















"....Ces heures d'en ce moment sont les plus belles, les plus émouvantes d'avoir été les plus désirées, les plus attendues. Je suis comme le Baptiste le jour de la révélation du Seigneur....."


Lucien Jacques 1929
















"......Tout ceci pour en arriver à te crier : "attention". Attention à la facilité.
Tu me fais l'effet d'un vendangeur qui pendant des années, avec sa petite vigne ( d'un plan merveilleux, inconnu), a fait des breuvages magiques (le fond restait toujours le vin) mais tu y ajoutais, tu y essayais des herbes aux vertus et à l'arôme inconnus ou oublié. Et par goût, dans ta solitude, tu es arrivé à doser ça de façon parfaite, et l'année d'une bonne récolte, ça a fait "Colline". Et maintenant on en veut et on en veut de "celui-là" de ce même goût, et toi  qui as de quoi composer cent breuvages de plus en plus étonnants, tu risques d'être amené à répéter la même chimie. Ta vigne s'est agrandie, les quelques êtres qui goûtaient au vin de la petite vigne sont devenu légion, mais les vrais premiers savent que ce vin-là n'est pas le seul que tu puisses tirer de toi. Et les autres un jour te diront : celui que vous faites ne vaut pas la première bouteille.
Et ce sera faux du reste parce qu'ils n'auront pas le palais assez fin pour en plus du goût de l'herbe "mystère" trouver les cents saveurs de terre, de sueur, de pierre, d'humain.
Attention Jean, ne te laisse pas embobiner par ces "clients" : que ce soit eux qui te subissent, non toi qui les subisses...."


Lucien Jacques 1930
















"....Ne t'inquiète pas Lucien, mais parle-moi encore de ton inquiétude et dis-la-moi, car de te sentir autour de moi avec cette intelligente amitié et cette affection si active je suis sauvé ne t'inquiète pas; je vois, je sais, je marche vers ce point où je veux aller et ce ne seront ni les cajoleries ni les coups de pied au cul, qui me feront varier d'un millimètre....."


Jean Giono Manosque 1930
















Lucien Jacque sera enterré à Montjustin le 13 Avril 1961.



















" Mes chers minéraux, coteaux d'ocre tendre,
Rocs montrant les dents,
Mon ami défunt m'incite à vous rendre
Un hommage ardent.
Mon ami vivant m'ouvrit grand les portes
Du beau pays sec
Où trois mois durant la cigale forte
Gratte ses rebecs.
Par les raidillons blancs de canicule
Qu'il aima si fort
Je vais mesurant les travaux d'hercule
Qu'accomplit la mort.
Le chaud crétacé survit au martyre
D'océans entiers,
Le menu fragment dit les grands empires
Passés au mortier.
Ruches d'oraisons que le ciel fit taire
Grossièrement
Se sont effondrés les beaux monastères,
Les clochers romans.
Et cela se fit minute à minute,
Cela se poursuit
Sous les secs rebecs, les humides flûtes
Des jours et des nuits.

Mes chers minéraux qui chantez absoute,
Mes bons éboulis,
Et vous, longs adieux de race dissoutes,
Mes silex polis,
Mes silex taillés dont la pointe aiguë
Est le cri sans fin,
Mes cailloux écrits, mes bouts de statues,
Mes tessons latins,
Vous qu'il installait dans sa maisonnée
Comme des vivants,
Mes pierres d'amour toutes condamnées
Aux enfers du vent,
Ah ! Plus que jamais mon pas vous révère,
Vous flattent mes mains
Si, comme je crains, mon ami, mon frère,
Si comme je crains
Son acceuil, sa voix, son regard uniques
Et délicieux,
Ses vertes façons de faire la nique
Aux rigueurs des cieux,
Ses pêchés d'enfant, ses grandeurs d'apôtre
Réduit à zéro,
Mon ami défunt n'est plus que des vôtres,
Mes chers minéraux.



Lucienne Desnoues
"In memoriam Lucien Jacques"















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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 18:22













   " Elle aimait la pluie comme le soleil. Ses moindres pensées avaient une couleur réjouissante comme de belles fleurs bien saines, qui plaisent toutes."


Alain



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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 18:07






A Njel, Inta, Brigitte, Flo, Presqu'île....à toutes.















" Liquide irrésolu mâchant de la lumière
Crachant des pluies ouvertes aux naissances d'autrui

Ce soir comme hier l'espoir se promène

Niant les pesanteurs des plongeons éphémères
Frissonnant des reflets et des poissons stellaires

Ce soir comme demain l'espoir s'amène

Mes soeurs aux épaules courbées sous les cieux
Qui supportent le temps et exhortent le sort
Vos pas n'empreintent pas ils empruntent aux dieux
Pour ramener le soir l'espérance à bon port

Les porteuses d'eau marchent souplement
D'un pas élastique
C'est qu'il ne faut pas heurter le présent
Ce tapis unique

Le futur c'est le matin

L'heure de repartir."




"Les porteuses d'eau"
David Imbert










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