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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 04:39
1152 - Les vraies richesses



On a dû te dire qu'il fallait réussir dans la vie; moi je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite du monde. On t'a dit: "Avec ce que tu sais, tu gagneras de l'argent." Moi je te dis: "Avec ce que tu sais tu gagneras des joies." C'est beaucoup mieux. Tout le monde se rue sur l'argent. Il n'y a plus de place au tas des batailleurs. De temps en temps un d'eux sort de la mêlée, blême, titubant, sentant déjà le cadavre, le regard pareil à la froide clarté de la lune, les mains pleines d'or mais n'ayant plus force et qualité pour vivre; et la vie le rejette. Du côté des joies, nul ne se presse; elles sont libres dans le monde, seules à mener leurs jeux féeriques sur l'asphodèle et le serpolet des clairières solitaires.

" Les vraies richesses "

Jean Giono

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:15
1151 - Initiation à l'élévation.



Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les ésthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gayement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces lipides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !




Elévation

Charles Baudelaire

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 04:31
1150 - Gouttes de poésie


L’herbe dites-vous

Ne fait aucun bruit pour pousser

L’enfant pour grandir

Le temps pour passer

Vous n’avez vraiment pas l’oreille fine.


Pierre Albert-Birot

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:37
1149 - Mimétisme .

Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d’or.


Proverbe Chinois

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 21:06
1148 - Là où souffle l'esprit

Le plateau Grémone : c'est l'endroit où souffle l'esprit....

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 00:47
1147 - Equilibre

La vielle dame m’avait dit un jour
Que le bonheur est dans le mouvement
Dans la fluidité entre deux étapes, deux états
Et nulle part ailleurs.


Jule Delavigne

Extrait de " Equilibre fuyant "

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 05:29
1146 - Empire d'une illusion



Des flammes de cendal éfaufilent le ciel
D’une aiguille de vent en verre de Venise,
Et dévorent le soir à la sombre chemise,
De baisers amoureux aux essences de miel.

Des barques en suspend au bord d’un arc en ciel,
S’endorment lentement d’un sommeil de banquise,
Où parfois glisse un cygne au souffle de la brise,
Comme un peuple d’oiseaux s’effaçant du pluriel.

La ruse d’un renard échappé d’une bestiaire,
Trompe l’œil amusé par la pâleur lunaire
D’une branche de houx d’où s’envole un hibou.

Au froissement d’un pas murmuré par un ange,
On reconnaît alors la sente du passage
Entre l’eau qui bouillonne et l’odeur du thé bou.

Francis Etienne Sicard

Lettres de soie rouge

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 08:46
1145 - La mort, l'amour, la vie


J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m’a semblé plus vive que le sang

Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vire ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J’avais éliminé le glaçon des mains jointes
J’avais éliminé l’hivernale ossature
Du vœu de vivre qui s’annule.

Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps

J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.

Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n’est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.

Les hommes sont faits pour s’entendre
Pour se comprendre pour s’aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.

Paul ELUARD

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 19:35
1144 - Le soleil n'est jamais si beau que le jour où......


Le soleil n'est jamais si beau que le jour où l'on se met en route.

Jean Giono

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 06:13
Sur un buvard de Giono, on peut  lire ce qu'il a écrit .....mais dans l'autre sens....

Sur un buvard de Giono, on peut lire ce qu'il a écrit .....mais dans l'autre sens....



Thérèse était une âme forte. Elle ne tirait pas sa force de la vertu : la raison ne lui servait de rien ; elle ne savait même pas ce que c’était ; clairvoyante, elle l’était, mais pour le rêve ; pas pour la réalité. Ce qui faisait la force de son âme c’est qu’elle avait, une fois pour toutes, trouvé une marche à suivre. […] La vérité ne comptait pas. Rien ne comptait que d’être la plus forte et de jouir de la libre pratique de la souveraineté.


Jean Giono

" Les âmes fortes "

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