Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:53
1126 - Le prince des nuées


Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


Baudelaire

Extrait de " L'albatros "

Published by Géco
commenter cet article
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 06:46
1125 - Jardin de rêves


L'humain sans rêves est un fantôme perdu.
Souhaitons à nos semblables des rêves obstinés. Des au cuir bien tannés, qui résistent. Des qui n'ont rien à voir avec l'obtention d'une quelconque reconnaissance malsaine, récompense imbécile. Qui si on la reçoit sans s'y être attendu fait évidemment plaisir. Mais le mieux, avec ce plaisir-là, est d’en faire ce qu'il est, une sucrerie oubliable, et de se remettre au boulot le lendemain.
Soyons jardiniers, de classe, en douceur, pour ce jardin-là. Les rêves, bien soignés, sont des vivaces pour qui l'hiver ne veut rien dire, rien du tout.
Comme dans bien des domaines, les cabochards sont les meilleurs.
J'ai ça, pas loin.

Joëlle Pétillot

Published by Géco
commenter cet article
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 06:14
1124 - L'amour, la vie.

«… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»


Alfred de Musset

Extrait de " On ne badine pas avec l'amour"

Published by Géco
commenter cet article
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:55
1123 - Douleur de ne pas vivre.

J'ai beaucoup pensé à notre dernière conversation, à vous, à mon désir de vous aider. Mais il y a en vous de quoi soulever le monde. Simplement, vous recherchez, nous recherchons le point d'appui. Vous savez du moins que vous n'êtes pas seul dans cette recherche. Ce que vous savez peut-être mal c'est à quel point vous êtes un besoin pour ceux qui vous aiment et, qui sans vous, ne vaudraient plus grand chose. Je parle d'abord pour moi qui ne me suis jamais résigné à voir la vie perdre de son sens, et de son sang. A vrai dire, c'est le seul visage que j'aie jamais connu à la souffrance. On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire. Et comment vivre dans ce monde d'ombres ? Sans vous, sans deux ou trois êtres que je respecte et chéris, une épaisseur manquerait définitivement aux choses. Peut-être ne vous ai-je pas assez dit cela, mais ce n'est pas au moment où je vous sens un peu désemparé que je veux manquer à vous le dire. Il y a si peu d'occasions d'amitié vraie aujourd'hui que les hommes en sont devenus trop pudiques, parfois. Et puis chacun estime l'autre plus fort qu'il n'est, notre force est ailleurs, dans la fidélité. C'est dire qu'elle est aussi dans nos amis et qu'elle nous manque en partie s'ils viennent à nous manquer. C'est pourquoi aussi, mon cher René, vous ne devez pas douter de vous, ni de votre œuvre incomparable : ce serait douter de nous aussi et de tout ce qui nous élève. Cette lutte qui n'en finit plus, cet équilibre harassant (et à quel point j'en sens parfois l'épuisement !) nous unissent, quelques-uns, aujourd'hui. La pire chose après tout serait de mourir seul, et plein de mépris. Et tout ce que vous êtes, ou faites, se trouve au-delà du mépris.

Revenez bien vite, en tous cas. Je vous envie l'automne de Lagnes, et la Sorgue, et la terre des Atrides. L'hiver est déjà là et le ciel de Paris a déjà sa gueule de cancer. Faites provisions de soleil et partagez avec nous.


Correspondance d'Albert Camus à René Char

Published by Géco
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 06:14
1122 - En vertu de l'amour

Je n'ai rien séparé mais j'ai doublé mon cœur
D'aimer j'ai tout créé : réel, imaginaire,
J'ai donné sa raison, sa forme, sa chaleur
Et son rôle immortel à celle qui m'éclaire.


Paul Eluard

Published by Géco
commenter cet article
20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:44
1121 - Les marionnettes


“Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...”

Robert Blondin

Extrait de " Le bonheur possible "

Published by Géco
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:04
1120 - Eternel


De toute façon il ne se voulait que « gravé sur le mur du vent ».

Gil Pressnitzer parlant de Georges Perros

Published by Géco
commenter cet article
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:15
1119 - La chasse au bonheur

Dès que les sens sont suffisamment aiguisés, ils trouvent partout ce qu’il faut pour découper les minces lamelles destinées au microscope du bonheur. Tout est de grande valeur : une foule, un visage, des visages, une démarche, un port de tête, des mains, une main , la solitude, un arbre, des arbres, une lumière, la nuit, des escaliers, des corridors, des bruits de pas, des rues désertes, des fleurs, un fleuve, des plaines, l’eau, le ciel, la terre, le feu, la mer, le battement d’un cœur, la pluie, le vent, le soleil, le chant du monde, le froid, le chaud, boire, manger, dormir, aimer. Haïr est également une source de bonheur, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une haine basse et vulgaire ou méprisable : mais une sainte haine est un brandon de joie. Car le bonheur ne rend pas mou et soumis, comme le croient les impuissants. Il est, au contraire, le constructeur de fortes charpentes, des bonnes révolutions, des progrès de l’âme. Le bonheur est la liberté.

Jean Giono

Extrait de "La chasse au bonheur "

Published by Géco
commenter cet article
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 07:10
1118 - Lumière cistercienne

Ecrire et voir, c'est pareil, et pour voir il faut la lumière. Le paradoxe, c'est qu'on peut trouver la lumière dans le noir de l'encre. C'est comme de la nuit sur la page, et c'est pourtant là-dedans qu'on voit clair.

La lumière du monde

Christian Bobin

Published by Géco
commenter cet article
25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 17:40
1117 - Ma bohème

...... Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ......

Extrait de " Ma bohème "

Arthur Rimbaud

Published by Géco
commenter cet article

Présentation

  • : Géco
  • Géco
  • : Ici, c'est autre chose que loin, c'est ailleurs............. Jean Giono
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Texte Libre

Pages