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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 18:34
1108 - Théorie ondulatoire

On me disait autrefois que le chemin le plus court entre deux points était la ligne droite.....

J'ai marché sur ces routes....on s'y ennuie.....

J'ai perturbé volontairement mon univers pour le rendre ondulatoire : du coup, les chemins prennent formes, vivent, se croisent, serpentent, deviennent plus longs....plus lents aussi.... et il s'en dégage des saveurs d'une exquise sensualité !


Géco

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 04:57
1107 - La valeur suprême : c'est l'amour !

Bonne fête de la paix !

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 05:28
1106 - Le chemin des peintres


Dans le cadre de la manifestation " Le chemin des peintres " proposée par l’agglomération de Valence Romans, j'exposerai 22 photographies les 8 et 9 Octobre prochain à Saint Vincent la Commanderie, salle Marcel Soulier. Bien à vous !

Romman

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 04:08
1105 - Gerbe d'or

.....Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.



Victor Hugo Extrait de " Booz endormi "

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:41
1104 - Mer


Sur les sables si denses
marchent des enfants mages
ils portent aux étoiles
l'incandescence des hommes
leurs rages meurtrières
Au loin dans le silence
la mer les accompagne
murmure ainsi soudain
petits enfants rêvez
pleurez un peu riez toujours
afin que jamais ne tarisse
la source vive la joie d'aimer.

Mer

Catherine O

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 05:22
1103 - Je contemple souvent le ciel de ma mémoire.



Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l’infini.

Le temps efface tout il n’éteint pas les yeux
Qu’ils soient d’opale ou d’étoile ou d’eau claire
Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire
Ils brûleront pour nous d’un feu triste ou joyeux.

Les uns joyaux volés de leur écrin vivant
Jetteront dans mon coeur leurs durs reflets de pierre
Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière
Ils luisaient d’un éclat précieux et décevant.

D’autres doux feux ravis encor par Prométhée
Étincelle d’amour qui brillait dans leurs yeux
Pour notre cher tourment nous l’avons emportée
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.

Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Inextinguibles yeux de celles que j’aimai
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Mon coeur sera brillant comme une nuit de Mai.

L’oubli comme une brume efface les visages
Les gestes adorés au divin autrefois,
Par qui nous fûmes fous, par qui nous fûmes sages
Charmes d’égarement et symboles de foi.

Le temps efface tout l’intimité des soirs
Mes deux mains dans son cou vierge comme la neige
Ses regards caressants mes nerfs comme un arpège
Le printemps secouant sur nous ses encensoirs.

D’autres, les yeux pourtant d’une joyeuse femme,
Ainsi que des chagrins étaient vastes et noirs
Épouvante des nuits et mystère des soirs
Entre ces cils charmants tenait toute son âme

Et son coeur était vain comme un regard joyeux.
D’autres comme la mer si changeante et si douce
Nous égaraient vers l’âme enfouie en ses yeux
Comme en ces soirs marins où l’inconnu nous pousse.

Mer des yeux sur tes eaux claires nous naviguâmes
Le désir gonflait nos voiles si rapiécées
Nous partions oublieux des tempêtes passées
Sur les regards à la découverte des âmes.

Tant de regards divers, les âmes si pareilles
Vieux prisonniers des yeux nous sommes bien déçus
Nous aurions dû rester à dormir sous la treille
Mais vous seriez parti même eussiez-vous tout su

Pour avoir dans le coeur ces yeux pleins de promesses
Comme une mer le soir rêveuse de soleil
Vous avez accompli d’inutiles prouesses
Pour atteindre au pays de rêve qui, vermeil,

Se lamentait d’extase au-delà des eaux vraies
Sous l’arche sainte d’un nuage cru prophète
Mais il est doux d’avoir pour un rêve ces plaies
Et votre souvenir brille comme une fête.

Marcel Proust, Poèmes

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 04:57
1103 - La forêt noyée




L'hiver s'est abattu sur toute floraison.

Des arbres dépouillés dressent à l'horizon

Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.


Guy de Maupassant



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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 03:58
1102 - Le masque funèbre

Il était un homme, une fois, qui n’ayant plus faim, plus jamais faim, tant il avait dévoré d’héritages, englouti d’aliments, appauvri son prochain, trouva sa table vide, son lit désert, sa femme grosse, et la terre mauvaise dans le champ de son cœur.
N’ayant pas de tombeau et se voulant en vie, n’ayant rien à donner et moins à recevoir, les objets le fuyant, les bêtes lui mentant, il vola la famine et s’en fit une assiette qui devint son miroir et sa propre déroute.

René Char " Le masque funèbre "

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 05:35
1101 - L'autre coeur de Voh

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul ELUARD, Capitale de la douleur

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 16:09
1100 - Un autre escalier
1100 - Un autre escalier

Dès que les sens sont suffisamment aiguisés, ils trouvent partout ce qu’il faut pour découper les minces lamelles destinées au microscope du bonheur. Tout est de grande valeur : une foule, un visage, des visages, une démarche, un port de tête, des mains, une main, la solitude, un arbre, des arbres, une lumière, la nuit, des escaliers, des corridors, des bruits de pas, des rues désertes, des fleurs, un fleuve, des plaines, l’eau, le ciel, la terre, le feu, la mer, le battement d’un cœur, la pluie, le vent, le soleil, le chant du monde, le froid, le chaud, boire, manger, dormir, aimer.


Jean Giono " La chasse au bonheur "

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